Cogito
Aujourd'hui, dans l'optique "BAC, J-6", je vous propose de philosopher comme il se doit. Vous allez être mes petits Platon, mes petits Rousseau et, pour les plus chanceux d'entre vous(!), mes petits Freud, le temps d'un article. N'est-ce pas magnifique cette opportunité que je vous donne de vous transformer en parfait petits philosophes?
Allez, qui se lance?
(Note : pour les flemmards de l'encéphale qui ne sont pas là pour parler philo, (oui, je vous entend d'ici soupirer) ne partez pas, petite question en rapport aux photos à la fin de l'article, allez jeter un coup d'oeil et laisser une réponse)
Le sujet est un être qui pense mais aussi se pense lui-même. C'est un être capable de dire "je", de s'interroger sur lui-même et sur le monde extérieur.
La connaissance de soi, des autres, du monde est-elle possible?
Conscience immédiate = notre relation au monde.
Conscience réfléchie = liée à la conscience de soi : capacité proprement humaine de percevoir ses propres états psychiques. "Je pense que je pense". Me percevoir moi-même.
Conscience morale = capacité de se juger soi-même, porter des jugement de valeur.
"Toute notre dignité consiste en la pensée." Pascal.
Le cogito de Descartes : Si toutes mes facultés peuvent être trompeuses et que je me tourne vers moi-même, je peux avec certitude affirmer ma propre existence en tant que sujet conscient = "Je penses donc je suis".
Nietzsche, Marx, Freud remettent en question l'existence du sujet maître de ses pensées.
La perception se distingue de la sensation, en ce sens que la perception est une sensation interprétée par notre esprit, une représentation du monde.
Une connaissance doit correspondre à ce qui est vraiment et non à ce que nous en percevons en tant que sujet.
Perception originellement portée vers l'action et non vers la connaissance.
Perception et illusion : que serait ce monde réel qui échapperait à notre perception, et comment y accéder?
Les hommes prennent pour réel ce qui n'est qu'apparence et illusion. Difficulté de l'homme à se libérer du monde sensible.
La perception est trompeuse mais elle nous met avant tout en contact avec notre réalité, la réalité humaine.
Pour Freud, l'inconscient structure notre vie psychique et nous empêche de prendre entièrement conscience de nous-même.
Nécessité d'admettre l'existence de l'inconscient : les données de la conscience sont lacunaires, l'acte même de penser témoigne de l'existence de l'inconscient (idées qui s'imposent à notre conscience sans être issues de notre réflexion) et c'est lui qui donne sens et cohérence à ce qui resterait absurde.
La deuxième topique :
le "ça" = réservoir des pulsions (désirs refoulés, forces inconscientes et primitives.
le "moi" = instance qui est censée permettre l'adaptation à la réalité extérieure et chargée de maîtriser les forces inconscientes du "ça"
le "surmoi" = héritier du complexe d'Oedipe, juge intérieur sévère mais inconscient qui accroît le travail du "moi".
Pour Freud, l'homme s'ignore et se trompe sans cesse, sourd aux signes qui lui échappent.
La psychanalyse est -elle une science? Ce qui est certain, c'est que l'invention d'un nouvel outil de connaissance oblige l'homme à repartir à la recherche de sa propre vérité et à réinventer la liberté.
Autrui = réalité moins générale que "les autres". Autrui est singulier et non anonyme. J'entretiens nécessairement une relation avec lui.
Les autres constituent potentiellement autrui et tout autre est autrui pour quelqu'un.
Autrui = un autre moi. Un sujet autre que moi mais doté lui aussi d'une conscience lui permettant de se représenter sa propre individualité.
Autre moi = puisqu' il est autre, il n'est nécessairement pas moi.
Pour Descartes, l'existence de ma conscience est ma seule certitude, laissant planer le doute sur l'existence d'autres consciences que la mienne = solipsisme (solitude)
Avant de nous connaître nous-même, d'avoir conscience de notre moi, autrui s'impose déjà. La relation je-tu est première, sinon le je n'existerait pas.
Autrui me prive-t-il de ma liberté ou au contraire me permet-il de me libérer d'un moi qui serait la plus terrible des prisons?
Pour Hegel, la relation avec autrui est nécessaire et conflictuelle à cause de la nature de la conscience.
S'affirmer en tant que conscience de soi autonome est possible à condition d'être reconnu par telle par une autre conscience.
Sartre comme Hegel, pense qu'autrui est nécessaire car c'est un "médiateur indispensable entre moi et moi-même."
Exister = faire partie de la réalité (s'oppose au néant).
Essence : ce qu'une chose est, ce qui la définit en tant que telle. Nécessité, tandis que l'existence semble purement contingente.
La tradition philosophique affirme que l'essence précède l'existence : pour fabriquer une table ne faut-il pas avoir au préalable l'idée d'une table? N'est-ce pas la même chose pour l'homme?
Pour Sartre, l'homme est condamné à être libre car il n'a pas d'essence. Il ne se définit lui-même que dans ses actes.
L'existence humaine est un mouvement : impossibilité de revenir en arrière.
A quoi bon vivre si c'est pour mourir de toute façon? N'est-ce pas absurde?
La mort n'est-elle pas ce qui donne du prix à notre existence en nous obligeant à donner nous même un sens à ce qui, a priori, n'en a pas?
Le temps existe-t-il?
Pour la tenue, pas de chichi, pas d'accessoire : du simple pour réviser. L'important étant de se sentir bien!!
Tee shirt : H&M
Pantalon : Melting Pot
Montre : Casio
Ceinture : no idea...
PS : Si vous êtes rendu ici, c'est qu soit vous avez lu toutes ces petites phrase bien sympathiques et donc, avez enrichi votre culture ; soit vous avez tout sautez en ne regardant que les images (de grands enfants, quoi).
PS 1 : bref, les photos grand format doivent se lire comme une continuité. Selon vous, que s'est-il passé? Quel changement s'est-il opéré entre la première image et la dernière (des grand format, encore une fois).
PS 2 : j'ai mis des images en grand, pour notre amie Olivine qui me les a réclamées (oui, c'est toi la grande enfant). Bon, les autres je les ai mises en petites, faut pas exagérer non plus hein? ;)
PS 3 : ce soir c'est la match. Perdra? Perdra pas?